Entreprise : l'innovation ou la mort

Mis à jour : févr. 14

L’innovation fait parti de l’Homme. De la découverte du feu, à la naissance du langage, jusqu’à la création de la roue en passant par l’agriculture, l’innovation a longtemps été reliée à l’optimisation de la survie de l’espèce.


Pour les entreprises, c’est exactement la même chose. Innover pour continuer d’exister sur un marché concurrentiel, innover pour ne pas se faire disrupter, innover pour assurer sa position, innover pour s’améliorer, innover pour survivre.



L’innovation permet aux entreprises d’augmenter leur durée de vie. Combien, chaque jour, ferment, laissent sur le carreau des employés, des clients, des fournisseurs ? Le taux de mortalité des entreprises est d’autant plus élevé que les innovations technologiques aidant, les entreprises ne réussissant pas à prendre le virage de la nouveauté se retrouvent oubliées dans la fosse commune de l’innovation non sentie.


Vous voulez un exemple ? Tapez Kodak sur votre barre de recherche.

Autrefois entreprise innovante et leader de son marché, présente dans un paquet de films incroyables, aujourd’hui oubliée de tous, sauf des amateurs de pellicule.

Le manque d’innovation pousse donc les entreprises à disparaître.


Certaines typologies d’entreprises poussent le cynisme à s’épanouir grâce aux difficultés des premières et accélèrent leur disparition. Ubérisation. Voilà le mot est lâché.


Quelque soit votre secteur vous allez connaitre la concurrence d’un acteur basé sur l’innovation de rupture. Et pour cela, pas besoin d’être un libraire ou un taxi, peu importe votre secteur d’activité, vous allez être disrupter.


Comment éviter d’être poussé vers la sortie ? La seule réponse valable : se disrupter avant de l’être.



Innover : Pourquoi ? Quand ? Comment ?


Tout d'abord le pourquoi. Il définit tout simplement la survie de votre entreprise.


Pour ce qui est du « Quand », la réponse est ici à nuancer et dépendra surtout de votre envie à devenir précurseur. Vous connaissez votre marché, vous connaissez ses points forts comme ses points faibles et ses menaces. À vous de voir si vous souhaitez capitaliser sur ces derniers pour vous différencier et distancier une concurrence qui de toute façon n’ira qu’en augmentant. Dans le cas où votre innovation se baserait sur une « copie » légale d’usages nouveaux imaginés par des acteurs disruptifs, pas d’inquiétude, votre force de frappe vous permettra de gagner en impact ce que vous perdez en agilité.


Le choix est vôtre, parce que vous, entreprise, êtes les plus à mêmes de sentir le vent tourner. Mais le seul conseil que nous pourrions vous donner est le suivant : il n’est jamais trop tôt pour innover réellement.


Vient ensuite la question du comment, qui fera le sel de cet article. L’innovation dans une entreprise sous entend un second regard, libéré, sur votre marché. Car en tant qu’entreprise et décisionnaire il est question de la difficulté de penser hors des clous quand on a le nez dans le guidon.


La capacité d’innovation passe surtout par la création d’un terreau fertile à celle-ci. Voyons ensemble les grandes étapes obligatoires à la bonne mise en place d’un processus d’innovation interne.



1 : Créer les conditions de l’innovation


La plupart des personnes ne savent pas innover. Par nos formations, nos diplômes, nos expériences, nous reproduisions des apprentissages, mais jamais nous innovons réellement. L’innovation vient d’un repositionnement, d’un regard neuf sur une chose, d’une nouvelle façon d’appréhender un sujet.


Ainsi, pour permettre l’innovation, l’entreprise doit réunir certains critères obligatoires pour permettre aux cerveaux de phosphorer :


  • L’utilisation de nouvelles habiletés intellectuelles : à l’opposé complet d’un parcours classique « acquisition de connaissance » / « utilisation de connaissances »,

  • Faire preuve d’un esprit d’initiative fort,

  • Se créer une équipe pour avancer sur un sujet,

  • Chercher à développer son idée mais également à se développer soit même.



2 : Trouver ses cibles


L’innovation pour l’innovation, pour toutes les entreprises qui ne s’appellent pas Tesla ou SpaceX, n’a pas de sens. Apporter quelque chose de nouveau à un public non défini est stérile. La démarche d’innovation se doit de permettre la création d’un avantage compétitif pour l’entreprise hôte, et donc, sous-tend une connaissance et une définition approfondie de son public cible. Pour permettre la démarche d’innovation, l’entreprise doit se reposer sur son environnement direct en prenant appui sur :

  • Une planification stratégique de ses besoins d’innovations sur son marché,

  • Une veille concurrentielle, technologique et commerciale complète pour assurer un bon positionnement,

  • Une bonne définition des domaines, des thèmes ainsi que de premiers objectifs à atteindre.



3 : Déceler les vrais problèmes


L’envie d’innover arrive souvent avec un sentiment d’urgence, par rapport à son marché ou suite à des résultats en baisse. Décider d’innover en l’état, sans prendre le temps d’analyser concrètement les forces en jeux, relève de l’erreur.

Beaucoup d’argent pourrait être économisé si les entreprises passaient plus de temps à comprendre les vrais problèmes plutôt qu’à chercher l’innovation à tout prix.


Il convient donc :

  • D’approfondir sa connaissance des problèmes relevés en interrogeant les personnes qui subissent ces problématiques (équipes en interne, personnel de contact, client, fournisseurs…) pour comprendre empiriquement le problème.

  • Utiliser des outils de captation d’informations et faire des études de perceptions pour dessiner les contours de la solution à apporter.

  • Ne pas se faire parasiter par les démarches égoïstes de certains collaborateurs qui ne voudraient porter votre innovation qu'à des fins politiques.

  • Déceler les vrais problèmes et également réfléchir aux meilleurs talents pour porter votre innovation.


N'hésitez pas à commander un audit transverse de votre innovation afin d'obtenir une vision claire des problèmes à résoudre



4 : Phosphorer, libérer la créativité et générer des idées


Vous avez décelé le problème auquel répondre par l’innovation. Bien. Maintenant il convient d’amener des premiers éléments de réponse, des premières idées. Pour se faire, sélectionnez une task-force complémentaire avec des profils variés. Chacun doit être capable d’amener une réflexion et une plus-value sur l’enjeu.


A ce stade, la créativité doit être à son paroxysme, et nos travers d’humain font souvent surface. Nous avons honte, nous estimons que notre idée est mauvaise, nous avons peur de nous faire juger… en bref, c’est compliqué. Comment canaliser les idées tout en permettant une idéation libre et sans contrainte ?



5 : Sélectionnez les idées les plus pertinentes en fonction de vos objectifs stratégiques


Mettre en ordre de marche des talents en interne pour penser vos innovations c’est bien. Maintenant il faut choisir quelles innovations porter. Lesquelles permettront de porter la stratégie de votre entreprise ? Cette phase est cruciale, car vos ressources ne sont pas extensibles et il convient de se faire accompagner lors de cette phase pour profiter d'un regard extérieur, plus à même de faire ce travail de sélection.



6 : Porter les projets retenus


Vous avez sélectionné les projets, désormais il faut leur donner un cap, leur fixer des objectifs de durée et de résultats mais surtout constituer l’équipe finale. Plusieurs de vos collaborateurs se sont prêtés au jeu de l’idéation, cependant la création de votre équipe projet doit se faire en prenant en considération les forces de chacun dans le but de créer l’équipe la plus à même de travailler rapidement et de façon efficiente.


Ainsi, votre premier choix est la mise en place de votre projet d’innovation sous la forme d’un projet classique. Le tout en passant par la création d’une équipe projet dédiée. Projet que vos collaborateurs traiteront comme n’importe quel sujet. C’est une solution efficace pour tester une idée en limitant le temps consacré à la réalisation du projet.


L’autre solution consiste à assigner le projet à un de vos collaborateurs pour le laisser monter son équipe ou profiter des différents savoirs-faire des différents pôles de votre entreprise. Il s’agit ici d’une approche plus libre, mais dont la réussite est fortement dépendante du comportement de la personne concernée.


L’alternative idéale est le passage d’un de vos collaborateurs, ou de plusieurs si besoin, en intrapreneuriat. Ainsi, le projet est porté par votre ou vos salariés, à qui vous libérez une plage horaire hebdomadaire (l’idéal étant entre une journée à une journée et demie par semaine) pour se concentrer uniquement sur le projet à développer. Cette méthode permet une plus grande agilité malgré son apparente lenteur. Le collaborateur investi devenant à raison d’une journée par semaine votre associé sur ce projet d’entreprise, ce dernier aura fort à se démener pour vous prouver que vous avez eu raison de le choisir. Cette dynamique vous permet également d’optimiser votre capital sympathie et votre marque employeur puisque votre entreprise sera alors perçue comme une entreprise qui place la confiance en ses collaborateurs et leurs développements au centre de leur stratégie de développement.


7 : Suivi opérationnel des projets


Une fois toutes ces étapes franchies, place à l’opérationnel. Stratégie, marketing, communication, tests, design thinking, gestion de projet, planning, focus group… Autant d’éléments qui vont venir garnir l’outil de gestion de projet que vous aurez sélectionné. Mais qui se poseront également comme autant de jalons permettant la mesure de l’avancée du projet. Le chemin est encore long mais vous êtes sur la bonne voie désormais.




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